Les symboles

Les symboles figurés.

Les théophanies principales sont l’oiseau et le serpent, 2 symboles majeurs récupérés par le christianisme

L’oiseau.

Alors l’image la plus audacieuse, c’est « la grande Trinité » où elle réintroduit le pneuma féminin : la colombe qui indique paradoxalement au lieu de la transcendance, la fertilité de la Nature.

Le Père et le Fils en paraissent le support. Il y a quelque chose d’insolent et d’incongru dans cette colombe.

« La petite Trinité » selon la théologie orientale de la verticalité, a plutôt l’allure d’un mât des générations  du le Père, et Fils qui a l’air Indien., écho des Jeux où la jeune Gisèle était « fleur de cerisier » et Mario, guerrier indien. Cette Colombe au sommet participerait-elle d’un divin féminin ?

Après tout, les gnostiques ont toujours parlé de « Notre Dame le saint esprit » en référence à la Sophia, qui représente dans le livre des Proverbes de l’Ancien testament la puissance active de manifestation de Dieu souvent vue comme une composante féminine du Divin.

Le serpent.

La déesse cosmogonique de la Mésopotamie est un serpent ou un dragon aquatique.

Une scène essentielle est le combat du héros contre le dragon, avatar du serpent

Voir saint Georges et le dragon.

Dans la Genèse, le serpent est lié au féminin et à la connaissance. Eve est appelée « Mère des vivants ». Le pendant de la sibylle, prêtresse d’Apollon, la Pythie de Delphes c’est la « prêtresse serpent » qui a les pouvoirs du serpent Python qui délivrait des oracles et qui a été assujetti par Apollon. Dans les premiers temps de la chrétienté, il y avait une secte ophite où serpent considéré comme le maître de la sagesse.

Or c’est Marie qui va avoir pour mission d’écraser le dragon « l’antique serpent » est-il écrit dans l’Apocalypse. Ave rachetant Eva. Travail des textes bibliques sur le féminin de remodelage et d’effacement.

Féminin de soumission totale : voir « l’Annonciation ».

L’ange fond littéralement sur Marie, c’est une image de soumission totale que j’ai rapprochée d’Ulysse et Calypso. Il y a une violence, un rapt, une domination absolue de l’être féminin.

Pas étonnant, le choix de la Vierge Théotokos dans la tradition des icônes, comme Glycofiloussa et dans Marie, Jésus, Joseph et l’âne, quelque peu déguisés en Egyptiens, fuient la Palestine, la couronne ternaire de marie lui donne un air de déesse grecque.

J’ai rapproché l’Annonciation et la Visitation. On voit Marie et Elisabeth face à face : une femme mûre et une petite fille. Ce n’est pas ainsi dans l’iconographie traditionnelle. Derrière elle, le paysage de montagnes est comme en écho de leur ventre arrondi. La véritable annonciation, c’est peut-être cela, le souffle de la nouvelle de transmission de la vie.

On peut aussi prendre « Rebecca revenant de la fontaine au moment où elle aperçoit celui qui lui demandera de l’eau de sa cruche ».

C’est une belle métaphore et une très belle image de glorification du don de la féminité. Elle ressemble à une statue cycladique. Magnifiques chevrons sur sa robe. Elle est hiératique et dansante à la fois. Tons ocre et jaune. Superbe.

Belle célébration des femmes. Leur redonner toute leur place dans la Sainte famille en pendant de la grandeur des femmes dans Le grand Repas.

C’est par la Marie canonique au contraire qu’a lieu la scission fondamentale du féminin : la dissociation de la Maman et de la Putain.

La Maman pure dont l’archétype est la Vierge c’est-à-dire la mère dépourvue de sexualité. ( c. le mariage chrétien de Marie et Joseph) tandis que La Déesse antique ne dissociait pas sexualité et spiritualité. La prostitution religieuse avait pour fonction d’honorer la Déesse de la Fécondité et de la Vie. Il y avait un éros cosmogonique et salvateur. Le mythe fondateur mésopotamien est la hiérogamie, le mariage sacré entre le souverain et la hiérodule, servante de la Déesse. Cette prostitution sacrée était censée virginiser la femme qui s’y adonnait, la faisant accéder à la virginité du monde.

La Vierge institue la division maman et putain et partant sacré et sexualité.

La Grande prostituée sur les grandes eaux.

Gp s’inspire de l’Apocalypse d’Angers en subvertissant l’image. La prostituée, c’est Babylone selon l’interprétation officielle mais c’est avant tout la figure la plus honnie car elle incarne la sexualité féminine.

Alors ici, quelle dérision sur ce soi-disant pouvoir irrésistible de séduction qui ordonne aux femmes de se voiler complètement, j’ai pensé à une coquette, dans le style des journaux de mode, obsédée par son miroir. En passant, thème profane de la Vénus au miroir. Par contre, tout autour d’elle respire la joie de vivre. Voilà ce qui pourrait être encore un exemple de paysage de la grande déesse, les grandes eaux qui s’harmonisent avec les volumes de sa robe et ses galons.

Quelle identification possible pour la petite fille qui contemple la Sainte famille : choix entre maman et putain ?

Eternel féminin : ou nature perverse jugulée par la maternité insufflée par le saint esprit ou portant tous les malheurs du monde.

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